LES TRADITIONS DU MOIS DE MAI

EN FRANCE

 

Le mois de mai est le cinquième mois de notre calendrier mais le troisième du calendrier julien. En effet, l’année commençait en Mars. Ainsi, si certains parmi vous font de la généalogie, jusqu’à une date récente, il n’est pas rare de voir écrit « 7bre » pour Septembre, « 8bre »pour Octobre, « 9bre » pour Novembre et « Xbre » pour décembre.

Selon certaines légendes, le nom du mois de Mai aurait été donné par les Romains en l’honneur de la déesse Maïa.

Dans la religion catholique, ce mois est le mois de Marie. C’est à cette période qu’avaient lieu le plus souvent les communions. Une superstition indique qu’il ne faut pas se marier en mai car la femme serait stérile. Pour les romains c’était le mois des esprits malins.

En France, Mai est caractérisé entre autre par deux choses : le muguet et l’arbre de Mai

LE MUGUET :

Le muguet est associé à de nombreuses choses :

- Après 13 ans de mariage, on fête les noces de muguet

- Le 1er mai ; on offre du muguet censé être un porte-bonheur

- Dans le langage des fleurs, il signifie « retour du bonheur »

- Depuis 1982, le muguet est la fleur nationale de la Finlande.

- Le stade du Rugby Club Toulonnais s’appelle le stade Félix Mayol (que l’on verra plus loin) et le muguet est donc le symbole de ce club.

Jadis, le muguet, est considéré comme une plante magique.

 La légende grecque veut que le muguet soit créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, pour en tapisser le sol, afin que ses neuf muses ne s'abîment pas les pieds.

Les Romains célèbrent au début du mois de mai les Florales, en l'honneur de Flora, la déesse des fleurs.

Le brin de muguet, porte-bonheur a souvent été associé à la Madone, les larmes versées par la Vierge Marie au pied de la croix auraient donné naissance aux fleurs de muguet en forme de clochettes blanches. Toutefois, ses baies rouges contiennent un puissant poison.

Selon certaines versions, on fait remonter la tradition du muguet du 1er mai à la Renaissance, Charles IX en ayant offert autour de lui en 1561 comme porte-bonheur. La légende veut qu'en 1560, Charles IX  et sa mère Catherine de Médicis visitent le Dauphiné où le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Le roi, charmé, reprend cette pratique d'offrir chaque printemps un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu'il en soit fait ainsi chaque année », la coutume s’étendant rapidement à travers tout le pays. 

En France, dès 1793, le calendrier républicain de Fabre d’Églantine propose une fête du Travail (« jour du travail ») au 3e jour des sansculottide (le « tridi »), tandis qu'il associe le muguet au « jour républicain », le 26 avril et non le 1er mai, rompant ainsi avec cette tradition royale.

Cette tradition se perd jusqu'au 1er mai 1895 qui voit le chansonnier Félix Mayol débarquer à Paris, gare Saint-Lazare, et se voir offrir un bouquet de muguet par son amie parisienne Jenny Cook. Une anecdote publiée dans ses mémoires rapporte que, faute de trouver un camélia, que les hommes élégants portaient à l'époque au revers de leur redingote, il prend un brin de muguet le soir de sa première sur la scène du Concert parisien. La première étant un triomphe, il conserve ce muguet qui devient son emblème et relance peut-être cette coutume.

À la Belle Époque, les grands couturiers français offrent le 1er mai un brin de muguet à leurs petites mains et à leurs clientes. Christian Dior en fait l’emblème de sa Maison de couture. Dès lors, cette coutume du 1er mai devient une fête dans la région parisienne.

Ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'il sera associé à la Fête du travail, qui date elle-même de 1889. En fait, sous Pétain, la fête des Travailleurs devient la fête du Travail et l'églantine rouge associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

En France, la vente du muguet par les particuliers et les associations non munis d'une autorisation et sur la voie publique est officiellement tolérée le 1er mai en respectant toutefois les autres obligations légales (il s'agit par exemple de muguet du jardin ou des bois et non pas de muguet acheté, sinon ce serait de la revente).

Il est produit chaque année 60 millions brins de muguet, vendus à l'unité ou en pots. 85 % de la production nationale de muguet est récoltée dans la région nantaise (une trentaine de maraîchers répartis sur une demi-douzaine de communes), le reste en provenance de la région de Bordeaux. 

En France, il existe une tradition selon laquelle un brin de muguet à 13 clochettes porterait bonheur.

 

     L’ARBRE DE MAI

 Cette tradition existe un peu partout dans le monde mais aujourd’hui je vais me contenter de la France.

En Corrèze, mais aussi en Gironde, en Dordogne, dans le Lot, dans le Limousin ou le Val d’Aoste, la coutume de planter un arbre de mai en l’honneur des élus locaux est vivace. Les hommes vont chercher l’arbre dans la forêt. Puis on le décore de drapeaux, rubans, d’une pancarte portant l’inscription « Honneur à notre élu(e) ». Puis on dresse l’arbre devant la maison de ce dernier qui, en remerciement doit régaler généreusement ses électeurs. Initialement, cette tradition avait pour but de permettre aux habitants de repérer leurs élus et de s’adresser à eux en cas de difficultés.

Dans certaines régions, on plante avec humour le mai des battus, des arbres de mai décorés de vestes pour rappeler aux perdants d’une élection qu’ils ont été battus !

Selon les endroits, cette tradition s’est étendue aux patrons d’une petite entreprise (« Honneur au patron »), aux couples nouvellement installés dans une maison et aux mariés. Dans ce dernier cas, la plantation de l’arbre se fait quelques semaines avant le mariage et est l’occasion d’une fête moins formelle entre habitants du village. Il arrive alors que l’on enterre une ou plusieurs bouteilles au pied de l’arbre. Celles-ci seront bues à la naissance du premier enfant.

En Provence, à Cucuron (Vaucluse), c’est tous les ans le samedi qui suit le 21 mai qu’a lieu le « Mai de Sainte Tulle ». C’est la fête traditionnelle du village. Les origines et le déroulement actuel sont à la fois païens (culte du printemps) et religieux (honneur à Ste Tulle). Elle résulte d’un vœu que la population du village a fait lors de la grande peste de 1720. Pour supprimer ce fléau qui avait déjà fait disparaître le tiers de la population, les habitants promirent à Ste Tulle, la patronne du village, de lui consacrer chaque année un peuplier aussi haut que l’église  (donc qui doit faire au moins 24 m). On le fait défiler dans la ville, un jeune garçon assis dessus à califourchon (« L’Enseigne »). Une fois l’arbre dressé devant l’église, suit une grande fête populaire. Il restera planté jusqu’au 15 août.

Toujours en Provence, à Varages, (Var), l’arbre de mai est coupé dans la nuit du 30 avril au 1er mai en un lieu secret et porté à dos d’homme jusqu’à la place de l’église où il est érigé. Il reste alors en place un mois et à l’occasion de la fête de Saint Pothin (premier dimanche de juin), l’arbre est à nouveau porté, jusqu’à la chapelle San-Foutine (la prononciation en provençal) qui domine le village, cette ascension si unique est partagée par les nombreux porteurs désireux de faire honneur au saint patron ainsi qu’aux couleurs du village. À l’occasion de la Saint-Jean, l’arbre est alors débité et dressé en bûcher pour le traditionnel feu.

En Gascogne, dans les Landes, chaque année dans la nuit du 30 avril au 1er mai, c’est devant la maison de toute personne qu’ils veulent honorer que les jeunes du village érigent d’étranges mâts décorés de fleurs, de pompons et de rubans au son des fifres et des tambours. Il en coûtera à l’heureux destinataire de régaler tous ceux qui l’ont distingué. Héritier d’un lointain culte de l’arbre, enrichi de traditions religieuses et républicaines, il sert à dire l’estime que porte la communauté villageoise à certains de ses membres. Une fois tous les 10 ans, les mais fleurissent devant les demeures des élus. Plus tard, quand l’arbre meurt, et plus généralement à l’automne, l’arbre est enlevé et ceci est un prétexte à faire un deuxième apéritif ou une fête. En gros, cette tradition permet de renforcer les liens avec son voisinage comme lors des fêtes de quartier.

En Bretagne, dans le Finistère, à Locronan notamment, un arbre de mai est planté chaque année le premier samedi de mai. Il s’agit d’un hêtre dressé sur la place principale pour fêter l’arrivée de la belle saison. Cet arbre sera abattu au mois de juin, pour le solstice d’été. Le tronc est alors vendu aux enchères (les bénéfices sont en général reversés aux jeunes de l’année) et les branches seront utilisées pour le feu de la Saint-Jean. Selon la tradition, ce sont les jeunes qui se chargent de la plantation et de l’abattage. Quelques branches sont ôtées avant la plantation de l’arbre et déposées sous les fenêtres des filles courtisées. Ces branches sont alors dénommées « mais d’amour » ou « mais aux filles ».

 Le rituel de l’arbre de mai de Locronan est inscrit à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Dans l’Est de la France, le Mai est un arbre individuel pour prouver son amour. Il s’agit d’un jeune arbre ou plus souvent d’un rameau, que les jeunes gens installent devant la porte ou contre le mur du domicile des jeunes filles à marier, dans la nuit du 30 avril au 1er mai (ou le dernier dimanche de mai dans certaines régions), pour les honorer.

En remerciement, pour « arroser » leur mai, les filles offrent gâteaux et boissons - autrefois à titre individuel - de nos jours collectivement, prenant en compte le peu de disponibilité de la jeunesse, retenue à la semaine loin du village.

La fontaine est également ornée d’un jeune arbre pour, selon la tradition orale, s’assurer qu’elle coulera durant toute l’année.

Un langage était autrefois associé à l’essence de l’arbre :

• l’églantier - tu es mon grand amour,

• le charme - tu es charmante,

• l’aulne - tu es belle,

• le foyard (hêtre) – amour le plus profond,

• l’aubépine - fille estimable, annonce d’un prochain mariage

• l’olivier - symbole de paix et de fécondité, confirmait le mariage

• le tilleul - l’arbre aux épousailles,

• le lilas - fille belle et modeste, de bonne réputation, amours naissants,

• l’acacia - amours platoniques

L’usage actuel, consensuel, est généralement le hêtre. Il faut dire qu’il valait mieux pour certaines filles ne pas recevoir certains arbres (le sapin signifiait fille volage ou le houx fille cruelle !!!)

Cette nuit est également mise à profit pour se défouler et effectuer un charivari, un chambardement : vacarme sous les fenêtres des personnes grincheuses, déplacement des objets les plus divers : pots de fleur, volets, portique, banc, matériel agricole, pile de bois… À chacun le lendemain de récupérer son bien ! En 1715, l’Eglise avait tenté d’interdire cette pratique en faisant sonner les cloches toute la nuit qui précède le 1er mai pour inciter la population à prier Dieu pour obtenir ses grâces et ses bienfaits. Mais cette demande a eu peu de succès vu qu’il fallait la rappeler chaque année !!!

Pour terminer quelques dictons de mai parfois contradictoires : 

• Pendant le mois de mai, couvres toi plus que jamais

• Au mois de mai, manteau jeté

• Mai froid, n’enrichit

• Mai pluvieux, laboureur heureux

• Mai pluvieux marient le laboureur et sa fille

• Femme de mai plaît toujours 

• Sans oublier : En avril ne te découvres pas d’un fil, en mai fais ce qu’il te plaît, en juin te vêtiras d’un rien

 

Annie R.   

Mai 2019 

 


Avril 2019

 

Castells

 

Toucher le ciel avec la main ?

La Sant Jordi est une fête qui se déroule le 23 avril, jour de la Saint Georges, patron de l’Aragon, de Valence, des Baléares et de la Catalogne. Depuis 1995, l’UNESCO en a fait la journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

Ce jour-là, les hommes offrent une rose aux femmes et les femmes offrent un livre aux hommes. Mais parfois, chacune et chacun offre un livre ou à la fois la fleur et le livre.

Mais là n’est pas l’objet aujourd’hui. La Sant Jordi marque le début en Catalogne de la période des Castells ou Tours humaines, période qui va jusqu’à l’automne, quasiment chaque week-end.

Les Castells sont inscrits depuis 2010 au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité. Dans son évaluation, l’organisme des Nations Unies souligne que « les castells sont perçus par les catalans comme partie intégrante de  leur identité culturelle, transmise de génération en génération et qu’ils fournissent aux membres de la communauté un sens de continuité, de cohésion sociale et de solidarité. ». De fait, 200 ans après leur naissance, il existe aujourd’hui 60 formations qui font des castells. Ces formations sont appelées des COLLES. Les colles sont constituées de Castellers. 

Traditionnellement les castells sont faits par le peuple pour le peuple. Ils sont presque toujours réalisés dans des espaces publics ouverts, souvent face à l’Hôtel de Ville. Assister au spectacle appelé Diada Castellera (et je vous dis que ça vaut le coup) est toujours gratuit. Si vous allez en Catalogne durant cette période, je vous invite à vous renseigner pour y assister (www.cccc.cat page en catalan mais qui est traduite en français, parfois approximatif) ou alors faire comme moi, vous diriger vers la musique que vous entendez et là, quel spectacle.

Font partie de la Colle tous les membres de la formation même s’ils sont responsables de la logistique, de la comptabilité….. Il n’y a presque pas d’âge pour les castells. Ils vont de six ou sept ans à plus de 70 ans, tout dépend de la position que l’on occupe dans la tour. 

Les vêtements essentiels et indispensables d’un casteller sont constitués par des pantalons qui sont toujours blancs et d’un tissu résistant, la chemise, également résistante et d’une couleur qui varie selon chaque colle, le foulard, qui est traditionnellement rouge à pois blanc et la ceinture, un élément de coton noir, qui s’enroule autour de la taille et qui dépasse les 5 mètres de long pour un mètre et demi de large. Enroulée autour du corps du casteller, elle facilite l’escalade. Très souvent les castellers mordent le col de leur chemise avant qu’on leur grimpe dessus, pour la tendre et éviter les plis gênants. Le foulard sur la tête retient la transpiration, attaché autour de la ceinture, il évite qu’elle ne se déroule et autour de la cuisse, c’est une marche dans l’ascension des plus petits. On monte au castell pieds nus.

Les castells se construisent avec des personnes qui montent les unes sur les autres jusqu’à une hauteur parfois de 10 étages, construction qui répond à des règles très strictes. Mais le monde des castells, avec plus de 200 ans d’existence n’a pas de règlement écrit, commun et accepté par toutes les formations, qui réglemente sa pratique. Il y a des conventions, fruit de la tradition et de l’évolution qui sont respectées dans presque toutes les diades.

La pinya est la structure de base. Elle est située au sol et donne la consistance au reste du castell et en cas de chute, amortit le coup. Elle peut être formée par des centaines de castellers, situés d’une manière ordonnée et préétablie, chacun ayant une fonction précise. Imaginez une énorme mêlée mais alors qu’au rugby les joueurs mettent la tête en dessous de la mêlée, là chacun a sa tête qui repose sur celui qui le devance et ses bras sur ses épaules. Dans son noyau se trouve les castellers qui doivent rendre plus compact l’étage inférieur et soutenir le deuxième étage du castell. C’est le seul lieu où les colles, si elles ne sont pas rivales, collaborent en se prêtant mutuellement des castellers. Le public lui-même peut aider. Il est seulement recommandé de bien appuyer sa tête sur l’épaule du casteller qui se trouve devant soi et de regarder en haut (pour éviter de se faire mal en cas de chutes des étages supérieurs).

Dans les castells les plus difficiles, un groupe important de castellers se situe sur la pinya,le folre, qui renforcent le deuxième étage du castell et tiennent le troisième étage avec leurs mains comme un contrefort. C’est comme une petite pinya. Contrairement à la pinya, les castellers du folre doivent tenter non pas de pousser vers l’avant avec la poitrine mais d’appliquer la plus grande partie de leur effort à donner de la consistance à l’étage supérieur. 

Dans les castells d’une extrême difficulté, le folre n’est pas suffisant pour donner la consistance au 3ème étage et tenir la 4ème. Ce troisième étage s’appelle manilles. Seuls ces trois étages peuvent se servir de leurs mains pour soutenir l’étage au-dessus.

Pour les castells « de base », on n’a ni folre ni mamille.

Directement sur la pinya on a le Tronc. Il est constitué par différents étages avec le même nombre de castellers et peut pousser jusqu’à une hauteur maximale de 7 étages. Il y a des troncs simples (3 à 4 personnes par étages), ou d’autres composés ou combinés (3 castellers et 2 castellers au même étage) La position qu’occupent les castellers (hommes ou femmes) dans le tronc est déterminée par le poids, la capacité de résistance physique et mentale, la taille et la longueur des bras. L’envergure physique des castellers diminue à mesure qu’ils occupent des étages élevés. Et c’est à ce niveau qu’on commence à trouver des femmes. Jusque dans les années 1980, les castells étaient un monde d’hommes. Dans les castells la capacité mentale des femmes pour résister à un effort dépasse souvent celle des hommes. De plus, avec une même envergure, le poids d’une femme est généralement inférieur à celui  d’un homme, ce pourquoi leur physique est idéal pour occuper les parties élevées du castell. 

Le Pom de Dalt est la partie supérieure du castell. Il est formé par les trois derniers étages. Il est composé de deux castellers (femmes ou jeunes adolescents) par-dessus lesquels se situe un autre étage avec un casteller unique accroupi (qui est généralement le plus petit du castell) et par-dessus celui-ci, le dernier étage avec un seul casteller qui lorsqu’il est à sa place salue avec la main, ce qu’on appelle faire l’aleta. On dit qu’il touche le ciel avec la main.

Les 4 castellers qui forment cette structure et en particulier les deux derniers doivent être très délicats et rapides quand ils montent et descendent du castell. De ces qualités dépend que la structure ne souffre pas de fatigue, ni de mouvements brusques. Le Pom de dalt est souvent réservé aux enfants. On dit que « les castells ce sont les gamins qui le font ». Sans eux, on ne peut faire un castell. Ils ont entre 6 et 7 ans. Et pour le public ce sont eux les véritables héros. Depuis plusieurs années, ils ont l’obligation de porter un casque. 

Et pour faire ce bel échafaudage, le temps compte. Une colle est jugée par le temps qu’elle a mis pour charger (monter) et décharger (descendre) sa tour et bien sûr par sa complexité. Ce qui fait que chacun sait à quel moment il doit monter (pas le temps de chercher son équilibre !) Et les castellers de chaque étage montent en même temps. Pour ce faire, ils s’aident de leurs mains mais aussi de leurs pieds nus. Ils se servent de la ceinture ou du foulard des castellers déjà en position pour grimper. Un castell n’est réussi que lorsque tout le monde est redescendu sans encombre. Pour ce faire, une musique appelée Toc de castells accompagne chaque castell. Elle est composée au minimum de deux gralles (sortes de fifres) et un timbal (un tambour). Le plus souvent elle fait partie de la colle. Elle marque le début de la construction du castell, puis le moment de l’aleta (où l’on considère que le castell a été chargé) et à la fin, une fois que le castell a été déchargé. En cas de chute du castell, la musique s’arrête instantanément ce qui ajoute de la dramaturgie alors qu’il est très rare que les chutes soient graves. Si les castells tombent avant l’aleta, on dit que ce n’est qu’une tentative et cela n’a pas de valeur. S’ils tombent après l’aleta, on dit qu’ils ont seulement été chargés et leur valeur est moindre. Un castell est déchargé quand les castellers de l’étage qui en grimpant ont marqué le début de la construction descendent par leur propre moyen. 

C’est un spectacle prenant et si vous avez l’occasion, ne le ratez pas. Seulement, comme ce peut être très long (chaque colle dispose de trois essais) choisissez bien si possible votre place à l’ombre si vous y allez en été ! Et surtout n’oubliez pas vos appareils photos.

Annie R.   

Avril 2019 


 Mars 2019

 

La Saint Patrick

 

On  a Patriiiiiiiick Bruel,  Patrick Fiori (tous deux chanteurs),  Patrick Viera (footballeur), Patrick Dupnt (ancien danseur Etoile).... mais nous on a aussi NOTRE Patrick, PATRICK BON, notre Président.

 

      Mais qui est donc Saint Patrick dont la fête est le 17 mars ?

 

        "Nous sommes en 50 après Jésus Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains.... Toute? Non ! Un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur" Ainsi commence chaque album d'Astérix. Mais les Romains ne se sont pas laissés bloqués par ces gaulois réfractaires et ont été traversé la mer. Il semblerait même qu'il y avaient fait des incursions bien plis tôt pour des raisons commerciales notamment mais là n'est pas l'objet de ce billet.

 

           Différentes légendes existent à propos de Saint Patrick. En voici la plus répandue. Parmi les romains qui étaient en Ecosse figurait un certian Calpurnius Succt dont le fils va devenir célèbre.

 

            Maewyn Succat, vrai nom de Saint Patrick est né vers l'an 385 dans ce qu'on appelait alors la Bretagne Insulaire, probablement en Ecosse. Il est fils de de décurion romain originaire de Grande Bretagne (le décurion était un collecteur d'impôts pour l'empire romain). Alors que tout aurait pu sourire à Maewyn, la vie de celui-ci ne va pas être un long fleuve tranquille. En effet, à l'âge de 16 ans, il est enlevé par des pirates et vendu comme esclave à un druide. Il va y rester 6 ans comme berger pour le chef d'un clan irlandais. A cette époque, il découvre la religion et devient chrétien.

 

          En 409, il dit rejoindre à un ordre de Dieu et s'échappe de l'actuelle Ulster où il était retenu. Il rejoint alors les côtes anglaises et parallèlement devient prêtre. Puis il vient en France et s'installe au Monastère Saint Honorat près de Cannes (sur les îles de Lérins).

 

            Le pape Célestin lui ordonne de venir en Irlande pour s'opposer aux druides et pour évangèliser cette région. Il y arrive en 411. Il rencontre notammaent le roi Aengus. Selon ses écrits, il tente alors de lui expliquer le concept de trinité (Pére, Fils et Saint Esprit) en se servant d'un trèfle. La métaphore est si frappante que non seulement le roi va se convertir mais l'Irlande décide de faire du trèfle son symbole national, symbole qui demeure encore de nos jours.

 

              Une légende raconte que Maewyn a chassé tous les serpents du pays (alors qu'il n'y a en fait jamais eu de serpents en Irlande). Cette prétendue action symbolise la conversion du peuple irlandais à la chrétienté 

 

                Il est ordonné évêque et prend le nom de Patricius (Patrice ou Patrick en latin).

 

                Il se retire plusieurs années plus tard à Downspatrick où il meurt le 17 mars 461. C'est cette date du 17 Mars qui est célèbrée chaque année.

 

                 Mais cette fête ne s'est pas créée toute seule. On la doit au frère franciscain Luc de Wadding (1558-1657). Ce dernier, basé à Wateford, souhaitait absolument rendre hommage au travail de christianisation de Saint-Patrick durant le 5ème siècle. Ce fut à force de travail qu'il parvint à en faire une fête de premier plan en Irlande, fête qui perdure toujours de nos jours.

 

                   Cette fête n'est pas une fête nationale comme notre 14 juillet. C'est un jour férié en Irlande mais cela rest une fête religieuse. Ce jour n'est pas férié ni en Angleterre, ni en Ecosse, ni au Pays de Galles.

 

                  - Les Fêtes de la Saint Patrick en Irlande

 

             Lors de cette fête on retrouve un personnage incontournable : le Leprechaun.

Selon la légende c'est un petite bonhomme malicieux qui cache jalousement son chaudron plein de pièces d'or. C'est un personnage de petite taille, trapu, vêtu de vert et d'un tablier de cordonnier. Il est représenté avec une barbe rousse. Il est d'un caractère assez bougon qui abuse souvent du "dudeens" (liqueur artisanale) et de sa pipe qu'il garnit d'un herbe à l'odeur nauséabonde. La légende raconte qu'il serait en fait le fruit d'une union entre un humain et un esprit et que ces deux mondes le rejetteraient. Celui qui réussit à l'attraper ne doit pas le quitter des yeux (même pas cligner des yeux) sinon, il en profite pour s'échapper. Personne à ce jour n'a pu atteindre son trésor!!!!

 

               Le jour de la Saint Patrick, le trèfle est porté fièrement par les Irlandais qu'il soit peint sur la joue ou cousu sur des vêtements. Le vert est à l'honneur partot, en robe, en chapeau, en veston....

(pour rappel, le symbole de l'équipe irlandaise de rugby est le trèfle).

 

                 Côté événements, la Grande parade de Dublin, très souvent retrace l'histoire irlandaise au travers de références culturelles. Elle attire chaque année des milliers de visiteurs venus admirer les défilés de pipe band avec leur kilts, ce chars Vikings et autres chars mais organisés de façon humoristique. Cette parade n'est qu'un événement parmi d'autres à Dublin où la fête s'étend du 16 au 20 mars avec animations.

 

                   Au cours de cette période, bière, musique et danse sont les mîtres mots de la fête. Les irlandais en profitent pour chanter, danser, danser, boire (la fameuse bière irlandaise la Guiness sans vraiment de modération).

 

                   Petit aparté : savez-vous que les Irlandais font une fondue avec les mêmes ingrédients que notre fondue savoyarde mais ils remplacent le vin blanc par de la Guinness.

 

                       - La Saint Patrick dans le monde

 

                  Compte tenu que de très nombreux irlandais se sont expatriés de par le monde, de nombreuses ville dans le monde "verdissent" pour le 17 mars. On a ainsi vu le sacré Coeur, l'opéra de Sydney, l'Hôtel Burj Al Arab à Dubaï illuminés en vert.

 

                      - Bien que le Japon ne soit pas une destination pour les irlandais, la Saint Patrick y est fêtée. Le Japon fusionne ses propres traditions et celles de l'Irlande depuis 25 ans. Une parade y a lieu chaque année mettant l'accent sur la bière et la gastronomie irlandaise. Il est à noter que le japon fait du whisky! ( mais selon les connaisseurs plus proche du whisky écossais que du whisky irlandais).

 

                     - A Singapour, la rivière devient vert fluo. Cette ville connue pour son multiculturalisme est le théâtre d'une impressionnante parade verte. Au programme : un grand nombre d'activités pour les enfants (peintures sur le visage) et groupes  de rock irlandais et bière pour les adultes.

 

                        

                     - Contrairement à la croyance, la fête la plus importante de la Saint Patrick n'est pas à Dublin mais à New York où près de 200.000 personnes défilent. Toute la ville organise une gigantesque fête avec de gtrosses quantités de bière et de nourritue. Même les américains qui n'ont pas de racines irlandaises font la fête. Tout le monde s'habille en vert et ceux qui ne le font pas, selon la légende, sont pincés (gentiment bien sûr !). On ajoute du colorant vert à la boisson et même parfois à la nourriture. La fête se poursuit tard dans la nuit.

 

                         -A Chicago, de petites barques affrétées par le syndicat des plombiers de la ville déversent dans la rivière de grandes quantités d'un produit qui émet une lumière verte fluorescente losqu'elle entre en contact avec les ultra-violets (il paraît que ce n'est pas dangereux ni pour l'homme ni pour la rivière?). Durant cette opération, les rives du fleuve sont noires de monde. Pour la petite histoire, pour voir le mieux la rivière verte, il faut la voir du dessus. La meilleure vue (mais payante et chère) est celle que l'on a depuis la Trump Tower ! Vers midi débute la parade. L'accessoire indispensable ce jour-là : un collier avec un mini bock de bière, à sortir dans tous les pubs là aussi sans modération.

 

                            - Ailleurs dans le monde, même si ce n'est pas aussi systématique, on fête aussi la St Patrick ;

 

                              En France, il suffit de pousser la porte d'un pub irlandais lors de la Saint Patrick pour se trouver tout de suite plongé dans l'ambiance. Cette année, des concerts sont organisés entre le 16 et le 19 mars au Centre Clturel Irlandais où la musique traditionnellle est mise à l'honneur. Des groupes de danseurs irlandais font souvent escale à Paris à cette occasion. Même Mickey s'habille en vert ce jour-là.

 

                              Depuis une dizaine d'années, le Festival Interceltique de Lorient organise un concert géant en région parisienne.

 

                               Mais de plus en plus cette fête devient commerciale et dans de très nombreuses villes même sans pubs irlandais, on fête la St Patrick

 

                                 En Argentine, à Buenos Aires, il n'y a pas de parade mais la capitale argentine est ornée de vert, de blanc et de orange pour l'occasion. Les pubs irlandais mettent leurs plus beaux habits de fête et sont prêts à accueillir les visiteurs avec danses, gastronomie et boissons irlandaises.

 

       

              Pour terminer, Bonne Fête à notre Président mais aussi aux Patrick, Patrice, Patricia s'il y en a parmi les Escargots. 

Annie R.

Mars  2019

              

 


Le   Nouvel   An

 

 

LES TRADITIONS CHINOISES

 

Le 5 février nous allons rentrer selon la tradition chinoise dans l'année du Cochon de Terre (année 4717). Cette année se terminera le 24 janvier 2020. Cette année marque la fin d'un cycle de rotation complet des douze signes du zodiaque. C'est le moment de faire un bilan des 11 années passées avant de repartir pour un nouveau cycle.

 

1- Comment est née la légende des douze animaux du zodiaque chinois

        =   Première version

 

La légende raconte qu'un jour, alors que l'Empereur de Jade présidait une audience, le tigre, le phénix et le dragon vinrent se plaindre que l'homme les maltraitait. L'Empereur les renvoie chez eux en leur disant de prévenir leur vassaux d'attendre devant la porte sud du palais à la cinquième veille du matin. Le premier à se présenter serait choisi comme symbole désignant l'année de naissance de l'homme et ne sera jamais persécuté par l'homme. Il devait désigner 10 animaux qui eux aussi seraient protégés.

 

La nouvelle se répand et tous les animaux se préparent à la hâte. Le rat et le chat se sont mis d'accord : le rat réveillera le chat et ils iront ensemble. Mais le rat ne respecte pas sa promesse car il sait le chat plus rapide. Tous les animaux se rendent devant le Palais. A la cinquième veille, quand l'Empereur crie "Entrez", tous se serrent devant la porte et aucun ne peut rentrer. Le Scribe Etoile d'Or est chargé de noter.

 

Le rat qui n'avait pas de force a l'idée de passer entre les jambes des autre animaux. Il se retrouve le premier devant l'Empereur. C'est ainsi que le rat devient le premier des douze animaux. 

 

Le Bœuf, grâce à sa force écarte les autres et devient ainsi la deuxième.

 

Le Tigre lui saute d'un bond par-dessus les têtes et gagne la troisième place.

 

Le lapin qui n'a pas assez de force décide de suivre l'exemple du rat et se faufile entre les jambes des autres pour devenir le quatrième.

 

Le dragon se met alors en colère. Il décide d'utiliser ses pouvoirs magiques. Il s'envole dans les nuages et avance à travers le ciel pour devenir le cinquième.

 

Le serpent ne supporte pas de se montrer faible. Il se glisse entre les jambes et devient le sixième. 

 

Voyant qu'il n'avait pas le temps de traverser la foule, le cheval va d'un bond se classer septième.

 

La chèvre va se servir de ses cornes pointues pour pousser les autres et gagne la huitième place.

 

Le singe, en s'agrippant aux cheveux des uns, aux oreilles des autres va devenir le neuvième.

 

Le coq, craignant qu'il n'y ait plus de place, va battre des ailes, traverser la foule et devenir le dixième.

 

L'Empereur dit alors "ça suffit". Etoile d'Or, a cru qu'il criait "le chien" vu qu"en chinois, suffit et chien sont homophones (c'est-à-dire qu'ils se prononcent pareil). Il le note.

 

L'Empereur répète alors "c'est assez", mais Etoile d'Or a cru qu'il criait "le cochon" (assez et cochon sont homophones). Il le note.

 

L'Empereur s'est alors rendu compte qu'il y avait douze noms au lieu de 10 mais il a quand même donné son consentement. Le chat se rend compte de la trahison : depuis ils sont ennemis.

 

 

               =   Il existe une autre version qui consiste à dire que l'Empereur de Jade a organisé une course pour traverser une rivière. Deux amis très proches, le chat et le rat ont persuadé le boeuf de les laisser voyager sur son dos. Mais, mali, le rat pousse le chat à l'eau et prend la première place. Le boeuf arrive en second, suivi du tigre également passé à la nage. Le lapin a bondi de rocher en rocher pour gagner la quatrième place. Le dragon va aider le lapin ce qui lui vaut la cinquième place. Puis c'est au tour du serpent et du cheval. La chèvre, le singe et coq se partagent un radeau. En 11ème position, arrive le chien qui n'a pu s'empêcher de jouer dans l'eau. Bon dernier, le cochon, qui ayant trop mangé, avait fait une sieste. Victime de la ruse du rat, le chat est arrivé trop tard. Depuis lors, ces deux animaux sont des ennemis mortels.

 

                   =  Il en existe probablement d'autres ?

 

 

                   2- Le caractère du Cochon

 

C'est un être agréable, ses manières et ses goûts sont impeccables. Comme il est perfectionniste on le voit souvent comme snob ou se croyant supérieur aux autres. Il est très attentionné pour ses amis et sa famille. Il est prêt a tout pour leur procurer bonheur et bien-être. Le Cochon aide les autres, non par devoir mais par plaisir. Son besoin d'être magnanime en fait une cible pour les profiteurs.

 

C'est un ami et un amoureux exceptionnel. Il fera tout pour ne pas voir les défauts des autres

Cependant quand il se rend compte qu'on l'a berné, il devient une force avec laquelle il faut compter.

 

 

3- Fête du Nouvel An Chinois ou Fête du Printemps

 

       a-  Avant la fête on se prépare pendant deux jours.

 

       -     Le 23ème jour du 12ème mois lunaire correspond au premier mois de préparation du

              Nouvel An. Cette journée est dédiée au dieu du foyer ZOAJUN qui va faire à l'empereur du                  ciel un rapport sur chaque habitant. On li fait des offrandes.

 

        -    Le 24ème jour du 12ème mois lunaire correspond au second jour de la préparation. Les                      autres dieux montent eux aussi au ciel. On allume des pétards pour éloigner les mauvais                  esprits. On procède à un nettoyage complet de la maison afin que le foyer soit prêt pour                  le Nouvel An. Attention : si vous nettoyez chez vous après le début d'année vous allez                        nettoyez la chance qui vient de rentrer!  On ne peut le faire qu'après la fête des lanternes.

 

La veille du jour de l'an, les membres d'une même famille ou les amis se réunissent pour partager le dernier repas constitué de plats savoureux et pleins symboles. Les mets sont censés apportés bonheur, richesse et chance.

 

Les offrandes aux dieux et aux ancêtres sont aussi à l'ordre du jour. A la fin du repas, les parents offrent aux enfants des pochettes rouges avec un peu d'argent dedans. Le montant donné ne doit pas se terminer par un chiffre impair ni par le chiffre 4 car la prononciation en chinois sonne comme "mort" alors que 8 sonne comme "fortune". Ces pochettes sont censées porter chance et lutter contre l'influence des mauvais esprits.

 

Que l'on aille dans de la famille ou chez des amis pour ce qui est chez nous le réveillon, la tradition veut que l'on offre des fruits mais pas n'importe lesquels et pas n'importe comment. On offre des mandarines (symbole de prospérité et de bonheur), des pommes (bonne santé) ou des poires (richesse).... Mais quel que soit le fruit, on doit TOUJOURS les offrir par paire et la personne qui les reçoit doit en retour offrir elle aussi une paire de fruits. Si on amène des fleurs, c'est pour honorer les ancêtres.

 

                    b-   Bien que le premier jour soit le point culminant de la fête, le Nouvel An se déroule                               sur 8 jours mais ne prendront fin en fait que 15 jours plus tard, avec la fête des                                     Lanternes. Durant les deux premiers jours, les enfants doivent porter des                                               vêtements neufs.

                       -  Le premier jour est le "jour du coq". Il s'appelle aussi "le début du premier matin" 

                           II donne lieu à une cavalcade très bruyante. Le lion et le dragon dansent dans les                                 rues pour chasser les mauvais esprits. Des grappes entières de pétards sont                                         allumées.

                        - Le second s'appelle "le jour du chien" ou " accueil du gendre". Traditionnellement                                   c'est le jour où la famille se rend chez les parents de l'épouse pour prier le Dieu de                                la fortune et lui demander sa protection pour la nouvelle année.

                       -  Le troisième s'appelle "le jour du cochon" ou "mariage de la souris". On doit                                             préparer des offrandes pour les souris qui vivent dans la maison. Ces offrandes                                   ont  pour but d'apaiser la colère de la "jeune fille aux pattes de souris" (divinité) qui                             a été offensée par un charbonnier.

                       - Le quatrième jour est "le jour du mouton", il marque le retour des dieux au sein du                                foyer. Ce jour-là on fait de nombreuses offrandes.

                      - Le cinquième jour est le "jour du boeuf". C'est la fin des festivités. On range les                                       décorations du Nouvel An.

                      - Le sixième est "le jour du cheval"

                      - Le septième est" le jour de l'homme qui rit". Il est consacré à la longévité. Un grand                               repas a lieu en famille pour prier pour la longévité de tous. Attention : ce jour-là, le                            dieu de la cuisine rend son rapport à l'empereur de jade à propos du domicile. Donc                            pour s'assurer ses bonnes grâces, on lui offres des fruits, des bonbons...

                      -Le quinzième jour s'appelle "le jour des Lanternes". Il marque la fin des festivités du                            Nouvel An.

 

La fin de la Fête est marquée par un feu d'artifice, la dégustation de friandises.  Les enfants défilent avec des lanternes.

Les lanternes traditionnelles sont en papier et décorées de dessins faisant référence à ma mythologie, aux traditions chinoises, aux animaux ou aux plantes, accompagnées de bougies

elles sont lâchées et s'élèvent dans le ciel.Malheureusement aujourd'hui de plus en plus elles sont remplacées par des lanternes en plastique.

Ce jour-là certains accrochent des bougies en hauteur pour attirer les bons esprits sur leur maison.

 

Petite précision pour les philatélistes et pas que... Cette année le timbre émis pour le Nouvel An montre un couple de cochons avec une progéniture de trois petits cochons tout mignons.

Pour l'année du singe en 2016, il n'y avait que deux singes. Les spécialistes pensent que la politique de deux enfants par couple ne marchant pas, l'état chinois va redevenir nataliste et abandonner toute restriction à la natalité.

 

PS : La photo du bon gros cochon doré nous dit bonjour, nous souhaite beaucoup de bonheur et nous souhaite la bienvenue en 2019

 

Annie R.

janvier 2019



 

 

 

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LES TRADITIONS CATALANES          

 

 Les personnages principaux de la fête de Noël en Espagne sont les rois mages, qui distribuent les cadeaux, car le Père Noël n'y occupe qu'une place mineure. C'est d'ailleurs le seul pays latin où ce personnage ne s'est pas encore imposé. La justification est la suivante : le 25 décembre lorsque naît ce bébé, on ne sait pas encore qui il est. Ce ne sont que les Rois Mages qui annoncent qu'ils vont voir le Fils de Dieu.

  

Deux "personnages" sont importants dans la traditions catalane. Pardon par avance des crus mais je traduis simplement.......

  

LE CAGA TIO :

 

Voici un personnage du Noël catalan! La tradition existe aussi dans les Pyrénées Orientales, e, Occitanie et en Aragon. Il s'agit d'une bûche, mais celle-ci ne se mange pas, désolé pour les gourmands!  A l'origine, il s'agissait d'une bûche du foyer dont l'unique cadeau était la chaleur qu'il offrait à la maison.

 

Aujourd'hui, il s'agit d'un tronc, levé sur deux petites jambes, offrant un large sourire et surmonté d'une barretina miniature (= chapeau typique et traditionnel des Catalans, e, général de couleur rouge). Le choix est aussi difficile que celui du sapin de Noël chez nous.

 

Le jour de l'Immaculée Conception (le 8 décembre), on donne au Tio un peu à "manger" chaque nuit, le recouvrant ensuite avec un drap chaud pour qu'il n'ait pas froid. Ce Tio possède en plus d'un appareil digestif très particulier.... un système olfactif qui lui permet de sentir et détecter le niveau de sagesse des enfants de la maison. Le jour de Noël, on met le Tio sur la table ( ou devant la cheminée si on en a une), les enfants chantent une des nombreuses chansons en l'honneurs du Caga TIO. Ils tapent dessus avec un bâton et on lui demandent de "chier". Oui, vous avez bien lu! Le Caga Tio ch.. des cadeaux!

 

Quelqu'un met sa main sous le drap et, sans le soulever, prend un cadeau, lequel est ouvert et la chanson recommence.

 

Le Tio ne donne pas de grands objets, ceux-là seront apportés plus tard par les trois Rois Mages la nuit du 5 au 6 janvier. Il offre en général des bonbons, des noix ou du turron, parfois de petits cadeaux (surtout       quand les enfants le frappent à leur domicile).

 

Tout comme nos Pères Noël envahissent nos rues, les Caga Tios eux aussi s'installent dans les rues des villes catalanes.

 Une fois Noël passé, si on a une cheminée on peut brûler le Tio

 (il faut noter que dans le patois occitan ce "caga" existe et a la même signification)

 

LE CAGANER

 Pour continuer dans les traditions d'un bon Noël catalan sans sortir du thème scatologique

(désolé si vous êtes à table d'ailleurs ! ), je vous présente le Caganer!

 

Il s'agit d'un santon que les Catalans placent en général dans un coin de la crèche, un peu caché. Et pour cause... Le mot Caganer veut dire "chieur" en catalan. Oui, oui! Ce santon "ch.." bien dans la crèche! A côté de Marie, Joseph, Jésus et compagnie.... Ils sont fous ces Catalans! Il n'est pas mis de manière visible mais est souvent caché derrière un rocher.

 Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ce fait :

     * Le Chieur, en produisant des excréments, fertilise la terre, et serait donc symbole de prospérité

      * Une autre raison serait celle de montrer ainsi l'humilité de la naissance du Christ

      * Ou encore il représenterait l'humour "à la catalane", assez porté sur la scatologique à l'instar du Caga Tio

       * Enfin, il est présenté aux enfants comme étant lui-même un enfant que sa mère presse pour aller à Bethléem et qui n'a pas le temps de subvenir à ses besoins naturels. ce n'est qu'arrivé sur place qu'il part se cacher pour se soulager.

  

Le Caganer a fait des petits! Il a été décliné sous la forme de personnes et personnages: le Che, le Pape, Dali, Picasso, Rajoy, Hollande, Trump ou la Reine de Neige en train de déféquer l'air de rien. Tous les joueurs du Barça ont leur effigie. Cette année, la grosse tendance est celles des Caganers indépendantistes avec l'ensemble des protagonistes.

 

A noter :  la caganer s'est "exportée " vu que les crèches  andalouses en mettent aussi un.

 

 A BARCELONE

  Cette année, la crèche de la municipalité de Barcelone est représentée par un dîner de Noël avec une longue table et des chaises vides ( surprenant mais il paraît que c'est un grand artiste qui a fait ça!!!).

 Chacun des sièges représente les personnages les plus célèbres de la crèche. Une chaise haute, plus haute que le reste des chaises, avec une bavette portant le nom de Jésus et couronnée par un halo doré, préside cette crèche. a ses côtés, les parents, Marie représentée par une chaise avec un manteau bleu et un voile blanc et Joseph avec le marteau et deux malles en bois.

Les Trois Rois sont sur longue chaise à trois dossiers ornée de couronnes et avec 12 pieds représentant les 12 pieds des chameaux sur lesquels ils sont montés. la mule et le boeuf apparaissent également sur deux sièges avec des cornes et des oreilles pointues.

 Le Caganer, loin d'être caché, apparaît juste en face de l'enfant Jésus. Une solide chaise en bois sombre dans laquelle une barretina, des vetos ( les rubans dans lesquels les espadrilles sont attachées sur les jambes) et un trou dans le siège révèlent l'identité. comme quoi  il peut apparaître sous diverses forme.  

 

Annie R.

déc 2018